On lit souvent des témoignages de propriétaires qui disent : « Mon chat ne va jamais sur son arbre à chat ». Dans beaucoup de cas, ce n’est pas que l’arbre est “nul”, mais simplement que l’emplacement ne convient pas ou que l’objet ne correspond pas au caractère du chat.
Un arbre à chat n’est pas un achat anodin : il prend de la place, représente un budget, et surtout, il fait partie du territoire de votre compagnon. Dans cet article, je vous partage mon expérience et quelques pistes pour comprendre pourquoi un chat utilise (ou non) son arbre à chat, et comment lui proposer un environnement dans lequel il se sent vraiment bien.
1. Pourquoi l’emplacement de l’arbre à chat est si important
Le chat est un félin. Dans la nature, il grimpe pour observer, chasser, se cacher, se reposer en sécurité. S’il ne se sent pas à l’aise à l’endroit où se trouve l’arbre, il ne l’utilisera tout simplement pas.
Un arbre placé :
- dans un endroit bruyant (télévision, machine à laver, couloir très passant) ;
- dans une zone où le chat ne passe presque jamais ;
- ou dans un coin où il ne peut pas vraiment observer son environnement ;
a toutes les chances d’être boudé.
2. Les endroits que les chats apprécient le plus
De manière générale, les chats aiment que leur arbre à chat soit placé :
- dans une pièce de vie, où ils peuvent observer la famille sans être au milieu du passage ;
- près d’une fenêtre, pour regarder dehors, les oiseaux, la lumière ;
- dans un coin calme, avec un peu de recul par rapport au bruit ;
- avec une vue dégagée, pour surveiller leur territoire.
L’arbre doit être à la fois un poste d’observation et un refuge. C’est souvent dans un coin de salon ou de pièce de vie que les chats l’adoptent le mieux.
3. Quand le chat ne s’intéresse pas à l’arbre à chat
Parfois, malgré tous nos efforts, un chat ignore complètement l’arbre à chat. Cela peut venir de plusieurs choses :
- l’emplacement ne lui convient pas ;
- le caractère du chat ne correspond pas au type d’arbre ;
- l’arbre est trop instable ou trop petit pour lui ;
- le chat a déjà d’autres endroits préférés (canapé, griffoir, tunnel, radiateur…).
Par exemple, Ushuaia aimait grimper et jouer sur l’arbre, mais elle préférait clairement son panier de radiateur et certains jouets. Uni, lui, adorait y jouer quand il était jeune : je lui mettais régulièrement des jouets, notamment des petites souris en herbe à chat, et il s’amusait beaucoup dedans. Mais même avec eux, j’ai eu des arbres à chat qui ont été moins utilisés que d’autres.
On peut essayer d’attirer le chat sur l’arbre en y plaçant :
- ses propres jouets ;
- un plaid avec son odeur ;
- un peu d’herbe à chat séchée (avec modération).
Parfois ça fonctionne, parfois non. Et c’est normal : chaque chat a ses préférences.
4. Alternatives : étagères, ponts, tunnels et autres postes en hauteur
L’arbre à chat n’est pas la seule solution pour offrir de la hauteur à un félin. Il existe aussi :
- des étagères murales pour chat ;
- des ponts ou passerelles murales ;
- des escaliers muraux ;
- des tunnels et cachettes au sol ;
- des paniers de radiateur.
J’ai un ami qui a des Bengals, de vrais sportifs. Chez lui, les murs sont lisses et adaptés, et il a installé plusieurs étagères et ponts muraux : ses chats en raffolent. Personnellement, dans ma vieille maison avec beaucoup de crépi, ce n’était pas envisageable, donc j’ai privilégié les arbres à chat et certains paniers.
5. Quand l’arbre à chat n’est plus adapté : seniors, douleurs et maladies
Avec l’âge ou certaines pathologies, l’arbre à chat peut devenir moins adapté, voire déconseillé.
Dans mon cas, mon vétérinaire m’a conseillé de retirer les arbres à chat sur les dernières années de vie de mes deux loulous, à cause de l’arthrose. Un chat reste un félin : même s’il a mal, il continuera à vouloir grimper, comme il le ferait dans la nature. À la maison, c’est pareil : ils essaient d’aller en hauteur, même si ce n’est plus raisonnable pour leurs articulations.
Pour Baloo, c’est encore différent : il fait des crises d’épilepsie depuis ses deux ans. Pour lui, les hauteurs sont déconseillées car une crise en hauteur pourrait être très dangereuse. Je dois donc limiter les risques, éviter les grands arbres à chat et surveiller ses escapades. Il trouve quand même le moyen de monter sur les poutres de la maison, mais je fais au mieux pour le protéger.
C’est pour cela que je dis souvent que connaître son chat, c’est lui offrir le meilleur environnement de vie. Parfois, cela signifie lui proposer un arbre à chat bien choisi, parfois au contraire, en retirer un pour sa sécurité.
6. Accepter que le chat ait ses propres préférences
On peut proposer, encourager, aménager… mais on ne peut pas tout contrôler. Un chat peut se mettre du jour au lendemain à adorer son arbre, ou décider qu’il préfère le canapé, un tunnel, un fauteuil précis ou un simple carton.
C’est aussi cela, vivre avec un compagnon : accepter ses choix et ne pas lui en vouloir. Si vraiment un arbre à chat ne lui plaît pas, il existe toujours des solutions :
- le déplacer pour tenter un autre emplacement ;
- le proposer à un autre foyer ;
- le revendre ou le donner en seconde main.
Rien n’est perdu : l’important est que votre chat, lui, trouve un environnement dans lequel il se sent bien.
Pour aller plus loin : arbres à chat et griffoirs sélectionnés
Si vous cherchez un arbre à chat ou des griffoirs adaptés au caractère et à la taille de votre compagnon, vous pouvez découvrir ma sélection ici :
Voir les arbres à chat et griffoirs sur Cats Uni and Ushuaia
L’essentiel reste toujours d’observer votre chat, de respecter ses préférences et d’aménager votre maison pour qu’il puisse grimper, se cacher et se reposer en toute sécurité.
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