Quel arbre à chat choisir selon l’âge, la taille et le caractère de son félin ?

Quel arbre à chat choisir selon l’âge, la taille et le caractère de son félin ?

L’arbre à chat n’est pas un achat anodin. Le chat en a réellement besoin, mais ce n’est pas un objet que l’on pose « n’importe où » dans la maison. Il faut réfléchir à l’endroit où on va le placer, à la place que l’on a chez soi, mais aussi au caractère, à l’âge et à la taille du chat.

Au fil des années, avec Uni, Ushuaia puis Baloo, j’ai compris qu’un arbre à chat se choisit comme un véritable élément de vie pour le chat, et pas juste comme un accessoire. Je vous partage ici ma façon de voir les choses.


1. Commencer par l’âge : chaton, ado, adulte, senior

Chaton : privilégier griffoirs et tunnels

Quand on adopte un chaton, on a souvent envie d’acheter un grand arbre à chat tout de suite. Personnellement, je préfère commencer plus doucement. Quand mes deux loulous étaient petits, je privilégiais les griffoirs et les tunnels. Cela leur permettait de jouer, de se cacher, de faire leurs griffes et de se dépenser en toute sécurité, sans risquer une mauvaise chute depuis une grande hauteur.

Ce n’est que plus tard, à l’adolescence, que j’ai acheté un premier arbre à chat pour eux.

Chat « adolescent » et adulte

À l’adolescence et à l’âge adulte, les chats ont généralement plus d’assurance dans leurs déplacements. C’est à ce moment-là que j’ai introduit un arbre à chat pour Uni et Ushuaia.

Ushuaia aimait grimper, mais sans excès. Uni, lui, préférait vraiment jouer dedans. Je lui mettais régulièrement des jouets, notamment des souris remplies d’herbe à chat, et il passait de longs moments à « chasser » dans l’arbre.

Chat senior

Avec l’âge, les choses changent. Quand mes deux loulous ont commencé à souffrir d’arthrose, mon vétérinaire m’a conseillé de retirer les arbres à chat. Même s’ils avaient toujours envie de grimper, leurs articulations ne suivaient plus. Le risque de chute ou de douleur en redescendant devenait trop important.

C’est une réalité : un félin grimpe même âgé ou souffrant, c’est dans sa nature. Mais en intérieur, c’est à nous de limiter les risques. Pour Baloo, c’est encore plus vrai : il fait des crises d’épilepsie depuis ses deux ans, donc je dois éviter le stress et les hauteurs.


2. Adapter l’arbre à la taille et à la morphologie du chat

La taille du chat compte beaucoup. On ne choisit pas le même arbre à chat pour un petit européen que pour un grand gabarit.

Grands chats : Maine Coon, Norvégien, etc.

Pour les grands chats comme les Maine Coons ou les Norvégiens, il faut un arbre à chat grand, solide et stable. Les plateformes doivent être larges et les poteaux suffisamment robustes pour supporter leur poids. Un arbre léger et étroit aura vite tendance à bouger, voire à basculer.

Chats de taille moyenne ou petits

Pour des chats plus petits, un arbre de taille moyenne peut suffire, voire plusieurs structures différentes si l’animal est très actif. Cela permet au chat d’avoir plusieurs « postes » dans la maison, sans forcément occuper tout un pan de mur avec un seul grand arbre.

Alternatives murales : étagères, ponts et escaliers

Il existe aussi des étagères, ponts et escaliers muraux. J’ai un ami qui a installé ce type d’aménagement pour ses bengals : ce sont de vrais sportifs, et cela leur va parfaitement. Ils passent d’une plateforme à l’autre, grimpent, courent, observent…

C’est une excellente solution, mais qui demande des murs adaptés. Personnellement, chez moi, ce n’était pas possible : vieille maison, murs en crépi… Ce type d’installation est surtout idéal dans des maisons ou appartements avec murs lisses.


3. Prendre en compte le caractère du chat

On ne choisit pas un arbre à chat seulement avec ses yeux, mais en pensant vraiment au caractère du chat.

Chats grimpeurs, joueurs, chasseurs

Certains chats adorent grimper et jouer en hauteur. C’était le cas d’Uni quand il était jeune. Il aimait monter, descendre, se cacher dans les niches, sauter sur les plateformes. Pour lui, l’arbre à chat était à la fois un terrain de jeu et un espace de chasse simulée.

Chats plus calmes ou sélectifs

D’autres chats utilisent surtout l’arbre à chat comme un lieu de repos ou un endroit stratégique pour observer. Ushuaia, par exemple, aimait les griffoirs et les paniers de radiateur. Elle grimpait moins que lui, mais appréciait d’avoir un endroit bien à elle, légèrement en hauteur, avec vue sur la pièce.

Dans certains cas, un chat utilisera surtout le poteau à griffer et un ou deux paniers, sans forcément aller tout en haut. Ce n’est pas grave : l’important est qu’il puisse répondre à ses besoins naturels (griffer, observer, se poser).


4. Quand l’arbre à chat est déconseillé

Il y a aussi des situations où l’arbre à chat peut être déconseillé ou limité.

  • Chats âgés avec arthrose importante ;
  • Chats ayant des troubles d’équilibre ;
  • Chats sujets à des crises d’épilepsie, comme Baloo ;
  • Chats très stressés, pour qui la hauteur devient un refuge permanent difficile à gérer.

Dans ces cas-là, l’avis du vétérinaire est précieux. Pour mes deux loulous, c’est mon véto qui m’a suggéré de retirer les arbres à chat sur leurs dernières années, parce que le risque de blessure devenait trop important. Et pour Baloo, je me contente aujourd’hui de quelques étagères sécurisées, tout en surveillant beaucoup ses déplacements.


5. Un choix à bien réfléchir pour offrir le meilleur environnement de vie

Pour moi, choisir un arbre à chat, ce n’est pas juste « faire plaisir au chat ». C’est réfléchir à son véritable environnement de vie.

Je pense qu’un chat a sincèrement besoin de pouvoir grimper, même s’il a accès à l’extérieur, parce que la maison reste aussi son territoire. L’arbre à chat lui offre un endroit à lui, où il peut se percher, observer, se reposer et faire ses griffes sans abîmer les meubles.

Mais je pense aussi qu’il faut prendre le temps de :

  • regarder la place disponible chez soi ;
  • observer son chat au quotidien ;
  • tenir compte de son âge, de son caractère et de sa taille ;
  • et ne pas hésiter à demander conseil, notamment à son vétérinaire.

Connaître son chat, c’est déjà lui offrir un meilleur environnement. L’arbre à chat n’est alors plus un achat impulsif, mais un choix réfléchi, pensé pour son bien-être à long terme.

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