Que l’on accueille un chiot, un chaton, un chien ou un chat adulte, la confiance ne s’installe jamais du jour au lendemain.
Elle se construit au fil des jours, des semaines et parfois même des années. Chaque animal possède son propre caractère, son histoire et son rythme. C’est pourquoi l’une des plus belles qualités d’un maître est sans doute la patience.
Observer son compagnon est essentiel. Apprendre à reconnaître ses habitudes, ses réactions, ses peurs et ses envies permet de mieux le comprendre et de répondre à ses besoins.
Cette confiance se construit grâce à une multitude de petits moments partagés, bien plus qu’à de grands événements.
Avancer au rythme de son compagnon
Avec Kali, cette confiance a demandé beaucoup de temps.
Je ne connais pas précisément son passé, mais certains de ses comportements laissaient penser qu’elle avait vécu des expériences difficiles. Il a fallu avancer pas à pas, avec de la patience et des exercices répétés, variés et adaptés à son évolution.
Les progrès ne sont pas arrivés en quelques jours. Ils se sont construits au fil des mois, puis des années.
Aujourd’hui, si je peux me permettre cette expression, Kali est à la retraite. Pourtant, j’apprends encore de nouvelles choses sur elle. Je continue de l’observer et d’adapter notre quotidien afin de respecter son âge, son caractère et ses besoins.
Apprendre aussi de ses erreurs
L’histoire d’Uni et d’Ushuaia est différente. Les avoir élevés au biberon dès leur premier jour a créé une relation très forte entre nous.
J’ai appris à les connaître du début à la fin de leur vie, et les différentes épreuves que nous avons traversées ont renforcé notre lien. Cela ne signifie pas que tout a toujours été simple. J’ai parfois douté de mes choix et j’ai aussi commis des erreurs.
Je me souviens notamment des premières promenades d’Uni.
Un jour, il a réussi à retirer son harnais et il est parti sans m’écouter. La panique s’est immédiatement installée, car nous n’étions pas sur son territoire habituel.
Après plusieurs heures de patience, il est finalement revenu exactement à l’endroit où je l’attendais.
Cette expérience m’a appris que la laisse courte n’était pas forcément adaptée à sa manière de découvrir son environnement. Il fallait lui laisser davantage de liberté de mouvement, tout en assurant sa sécurité.
Un équipement ou une méthode ne convient pas forcément à tous les animaux. Il est parfois nécessaire d’adapter nos habitudes à leur personnalité, plutôt que de vouloir leur imposer les nôtres.
Accompagner sans empêcher de vivre
Baloo m’a également beaucoup appris.
Lorsqu’il a fait sa première crise d’épilepsie, je connaissais les gestes à adopter pour un chien. Mais je me suis rapidement rendu compte que la situation pouvait être différente avec un chat.
Pendant une crise, ses griffes peuvent notamment augmenter le risque qu’il se blesse. J’ai donc appris sur le moment, puis grâce aux conseils de mon vétérinaire, qui m’a expliqué les bons réflexes à adopter en cas de nouvelle crise.
Depuis, je reste attentive lorsqu’il grimpe sur une poutre, lorsqu’il s’installe en hauteur ou lorsqu’il se couche au bord du lit.
Pour autant, je ne souhaite pas l’empêcher de vivre sa vie de chat. Je préfère observer, sécuriser lorsque cela est possible et rester vigilante sans lui retirer tout ce qui participe à son équilibre.
Ne pas laisser la peur prendre toute la place
Au fil de ces expériences, j’ai compris une chose importante : la peur ne doit pas guider le maître.
Il est parfaitement normal de s’inquiéter pour son compagnon. Nous voulons le protéger et éviter qu’il ne lui arrive quelque chose.
Mais lorsque notre inquiétude devient trop présente, nous pouvons aussi lui transmettre notre stress ou l’empêcher de découvrir, de jouer et de progresser.
La confiance fonctionne dans les deux sens. Nous devons offrir à notre animal un environnement rassurant, mais nous devons également apprendre à lui faire confiance.
De petites choses qui renforcent le lien
Lors des premières promenades, d’un changement dans notre quotidien, d’un déménagement ou de l’arrivée d’une nouvelle personne, il est important de vérifier que notre compagnon se sent bien.
Il doit pouvoir se sentir en confiance avec nous, mais aussi progressivement avec notre entourage et dans son environnement.
Cette relation se construit grâce à une multitude de petites choses :
- observer ses réactions ;
- respecter ses limites ;
- répéter certains apprentissages avec patience ;
- adapter nos méthodes lorsqu’elles ne lui conviennent pas ;
- l’encourager sans le forcer ;
- être présent dans les moments plus difficiles.
Ce sont toutes ces attentions et ces expériences vécues ensemble qui créent, jour après jour, ce lien si particulier entre un maître et son compagnon.
Apprécier chaque petite victoire
Il n’y a rien de plus beau qu’un chien heureux pendant sa promenade, qu’un chat qui joue en toute confiance ou qu’un chaton qui apprend progressivement la propreté et les règles de la maison.
Ces moments peuvent sembler simples, mais ils représentent de véritables petites victoires.
Mises bout à bout, elles construisent une histoire unique faite de patience, de confiance et de complicité. Une histoire que nous continuons d’écrire chaque jour avec nos compagnons.
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